Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 20:17

La colère sociale s'accumule face aux inégalités croissantes dans notre société, les droits et les libertés reculent, la situation dans les quartiers populaires se dégrade, l'environnement est sacrifié sur l'autel du profit. Mais la politique Sarkozy-Fillon ne sera pas mise en échec si on ne sort pas des politiques néo-libérales qui ont dominé à Gauche jusqu'à présent.

 

Dans ce contexte, notre responsabilité est de proposer un autre chemin, une autre méthode pour que les citoyenNEs puissent faire un autre choix. Sinon, comment en finir avec le libéralisme et le productivisme ? C'est pourquoi les forces politiques signataires de ce texte  se sont accordées sur la nécessité d'aller versune liste commune au 1er tour des élections  régionales de mars 2010 en Bourgogne qui pourrait s'intituler :

 

« ENSEMBLE, pour une Bourgogne à GAUCHE solidaire, écologique, et citoyenne. »

 

Cette liste indépendante du PS et d'Europe Écologie se fixe pour objectifs de:

  1. changer les rapports de force à Gauche en faveur d'une ligne de transformation sociale et écologique.
  2. battre la Droite, empêcher N. Sarkozy et l'UMP de récupérer des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale et autoritaire.
  3. rassembler une majorité autour d'un projet vraiment alternatif à la logique du système capitaliste qui est en crise aujourd'hui.

 

Les mesures que nous porterons ensemble répondront à ces 3 objectifs:

 

Notre liste s'engage à défendre ce programme dans le futur Conseil Régional. Elle affirme sa volonté de mettre en œuvre une politique de rupture cohérente, applicable dans le champ des compétences régionales, qui donne la priorité aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques contre les logiques capitalistes, libérales et productivistes.

 

Cette liste pourra fusionner démocratiquement au second tour avec celle qui pourra battre la droite, c'est à dire proportionnellement aux résultats du 1er tour. En cas de présence du MODEM, notre liste se maintiendra au second tour si le résultat du premier tour le lui permet.

La participation éventuelle des éluEs de notre liste à l'exécutif régional sera conditionnée à la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.

Un tel programme entraine l'impossibilité d'un vote positif  lors de l'examen du budget si celui ci n'est pas en rupture avec les politiques existantes. En conséquence cela exclut pour les éluE-s de notre liste commune de participer à  un exécutif qui serait dominé par le PS et Europe Écologie qui mènerait une politique soumise aux exigences du patronat et des traités de l'Union Européenne.

Ce qui n'exclut pas d'appuyer au cas par cas d'éventuelles mesures positives en faveur des citoyenEs et des travailleurs.

Les différentes organisations s'engagent à ne prendre aucune décision unilatérale sans avoir débattu collectivement entre les composantes de la liste afin de permettre d'associer dans la durée les citoyenEs engagé-e-s dans notre démarche au delà des partis composants.

 

La construction collective des axes de campagne doit démarrer dès aujourd'hui; elle se fera avec tous les réseaux militants et citoyens concernés afin que la dynamique en soit le passage des colères et attentes sociales à la politique. Pour engager une vraie dynamique populaire, la campagne devra reposer sur l'organisation de forums citoyens dans les villes et départements et la constitution de collectifs unitaires, Un collectif  régional d'animation de la campagne sera rapidement constitué pour avancer dans les premières tâches (élaboration des listes dans la diversité des composantes politiques et ouvertes aux actrices et acteurs du mouvement social qui le souhaitent, finances, conduite de campagne).

Dans les jours qui viennent nous poursuivrons nos contacts avec les forces encore en débat dans le but d'aboutir au rassemblement le plus large pour répondre aux aspirations profondes de la population, pour préparer l'avenir.

 

 

Organisations ayant déjà rejoint cet appel : Alternatifs, FASE Bourgogne, NPA 71, NPA 89, PG Bourgogne

Par PG21
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 15:15
Les parlementaires du Parti de gauche (PG) et la députée "écologiste" Martine Billard (ex-Verts) ont déposé mardi à l'Assemblée et au Sénat une proposition de loi "pour une autre fiscalité écologique", en "rupture avec le productivisme et le consumérisme".

Cette proposition de loi sera "présentée sous forme d'amendements à différents points du projet de loi fiscal", a précisé Mme Billard lors d'une conférence de presse au côté de l'eurodéputé Jean-Luc Mélenchon, président du PG.

Face à la taxe carbone "injuste socialement et inefficace", les parlementaires (3 députés, un sénateur) proposent l'instauration d'un revenu maximum autorisé et d'un salaire maximal.

"Les très hauts revenus portent un modèle de consommation néfaste pour la planète, un modèle de gaspillage" pendant que "d'autres ont à peine de quoi manger, notamment dans les pays pauvres", a argumenté la députée de Paris.

Ils souhaitent également l'abrogation des niches fiscales anti-écologiques (soutien aux agrocarburants), la mise en place d'incitations fiscales pour la conversion écologique de l'économie et demandent la suppression du "super bonus" sur les voitures électriques.

Actuellement, "pour faire fonctionner 1,5 million de voitures électriques, il faut ouvrir une à deux centrales nucléaires", a argumenté M. Mélenchon qui dénonce également la fermeture de nombreuses gares de fret.

"Il faut diriger l'imaginaire collectif vers des solutions de radicale rupture avec le modèle productiviste", a souligné M. Mélenchon qui assure "dessiner un programme de gouvernement".

"On ne se fait pas trop d'illusion" sur l'adoption de ce texte par l'Assemblée et le Sénat, a toutefois reconnu Mme Billard, soulignant "l'importance de porter le débat sur ce point".

Les principales mesures de la proposition de loi

Titre Ier : Revenu maximum autorisé

  • abrogation du « bouclier fiscal »
  • instauration du « Revenu maximum autorisé » (20 fois le revenu médian annuel, soit 352 000 euros) et création de tranches d'imposition assurant la progressivité de l'impôt jusqu'au niveau du Revenu maximum
  • en même temps : salaire maximum légal (20 fois le SMIC ou le minima salarial de branche quand celui-ci est supérieur au SMIC).

Titre II : abrogation de niches fiscales anti-écologiques

  • abrogation des exonérations de taxe intérieure de consommation (TICPE) sur le transport aérien (autre que de tourisme privé, déjà assujetti),
  • abrogation du remboursement d'une fraction de la taxe intérieure de consommation sur le gazole utilisé par certains véhicules routiers
  • abrogation des exonérations en soutien au développement des agrocarburants (abusivement appelés « biocarburants » dans le code des douanes)
  • fin des exonérations de TICPE sur les carburants et combustibles utilisés par le Ministère de la Défense car ils sont tout autant émetteurs de gaz à effet de serre.

Titre III : autres incitations fiscales pour la conversion écologique de l'économie

  • renforcement des exigences du Bonus/Malus sur les véhicules automobiles. Des efforts supplémentaires sont atteignables, vu que les émissions moyennes de véhicules neufs sont passées de 149g de CO2/km à la fin de 2007 à 133g de CO2/km en août 2009.
  • durcissement du Malus annuel pour la détention de voitures individuelles très polluantes, immatriculées à partir de 2010 : abaissement des seuils à 240g pour 2010 ; 230g pour 2011 et 220g pour 2012, en augmentant le montant dû à 250 euros ; instauration d'une première tranche taxable à hauteur de 160 euros annuels, pour des taux d'émission de 160 g de CO2 par kilomètre en 2009, jusqu'à 130g en 2012.
  • durcissement du Malus à l'acquisition de voitures individuelles : passer dès 2010 aux objectifs actuel de 2012, en faisant débuter le malus lors de l'achat à 150g de CO2 par kilomètre; puis accentuation réduction annuelle de 10g jusqu'à 130g pour 2012.
  • resserrement du Bonus d'ici 2012 (seuil à 120g pour 2010, 110g pour 2011 et 100g pour 2012).
  • limitation du bénéfice du Bonus à raison de deux aides par foyer fiscal.
  • suppression du « super bonus » de 5.000 euros lors de l'achat de voitures électriques individuelles qui ne sont aucunement des « voitures propres ».
  • demande de rapport sur la faisabilité d'une taxe carbone kilométrique aux frontières sur les importations comme sur les exportations, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de favoriser la relocalisation de l'économie.
  • augmentation sensible des taxes sur les publicités imprimées et prospectus ainsi que sur les spots publicitaires audiovisuels.
  • demande d'un rapport sur la mise en chantier d'une nouvelle taxation générale de la publicité qui reposerait sur deux principes : taxation à la source de la dépense publicitaire des entreprises et taxation nationale de la publicité extérieure (enseignes, panneaux publicitaires) qui pourrait être majorée par les communes.

Titre IV : diverses mesures fiscales permettant le financement de la conversion écologique de l'économie

  • fin du régime de défiscalisation des heures supplémentaires par exonération d'impôt sur le revenu des heures introduite par la loi TEPA d'août 2007
  • fin du crédit d'impôt sur le revenu au titre des intérêts d'emprunts supportés à raison de l'acquisition ou de la construction de l'habitation principale (également loi TEPA)
  • fin de l'exonération de l'impôt de solidarité sur la fortune des placements financiers des personnes physiques qui n'ont pas en France de domicile fiscal
  • fin de la réduction de l'impôt de solidarité sur la fortune en raison du nombre d'enfants du déclarant
  • fin de l'application à la location directe des yachts et autres navires de plaisance du dispositif « Girardin » de réduction d'impôt sur le revenu pour les investissements réalisés dans les départements, territoires et collectivités territoriales d'Outre-mer, avant le 31 décembre 2017
  • prélèvement exceptionnel pour les exercices 2010, 2011 et 2012, sur les bénéfices des sociétés établies en France qui réalisent leur chiffre d'affaires principalement dans le domaine de l'énergie afin de financer l'effort d'investissement public pour la conversion écologique de l'économie.
  • demande de rapport sur la mise en oeuvre d'un droit minimum à l'énergie électrique et à l'eau à travers la gratuité pour une première tranche minime de consommation électrique, appuyé sur une forte taxation progressive des sur-consommations afin d'enrayer le mésusage et le gaspillage.
Par PG21 - Publié dans : Planification écologique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /Oct /2009 13:38
Copenhague 2009 Objectif Copenhague Vendredi, 02 Octobre 2009 22:49 E-mail Imprimer PDF Du 7 au 18 décembre prochain, se tiendra à Copenhague la 15ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Cette conférence doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l'échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto et ses objectifs fort peu contraignants, qui prend fin en 2012. Il s'agira de fixer de nouveaux engagements pour la période 2013-2020. Trois questions extrêmement importantes font l'objet des discussions: 1/ quels objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre les pays industrialisés acceptent de se fixer ? Les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) préconisent une baisse de 25 à 40% en 2020 et 85 à 95% en 2050. Actuellement, les grandes puissances en sont loin ! Les Etats-Unis prétextent du non engagement de la Chine pour faire des propositions honteuses (7% au lieu de 25 en 2020). L'Union européenne propose 20% avant 2020 mais avec de multiples exceptions nationales. Le Parti de gauche prendra donc part à toutes les manifestations permettant de faire pression sur les négociateurs pour atteindre un accord conforme aux préconisations du GIEC. 2/ quels mécanismes pour garantir l'atteinte des objectifs de réduction ? L'Union européenne a mis en place un marché des émissions de gaz à effet de serre depuis 2005 qui s'est effondré et s'est révélé totalement contre-productif. Pourtant, les Etats-Unis souhaitent aujourd'hui étendre ce marché au niveau international et en faire l'instrument essentiel de régulation des gaz à effet de serre. Le Parti de gauche dénonce cette proposition, qui aboutirait à créer une nouvelle finance carbone et demande que les objectifs soient fixés pays par pays, et soient respectés par la mise en place de mesures nationales, et non par des échanges de droits sur un marché international. 3/ quel financement pour l'adaptation des pays en développement au réchauffement climatique ? Le réchauffement climatique produit déjà des effets désastreux dans les pays en développement qui renforce leurs difficultés : sécheresses, incidents climatiques, inondations des terres, érosion des sols. Le Parti de gauche reconnaît la dette écologique des pays industrialisés à l'égard de ces pays et soutient la proposition de mettre en place un fonds d'adaptation alimenté par les pays industrialisés, sous égide de l'ONU, pour financer les projets d'adaptation de ces pays. Il dénonce le mécanisme de «développement propre» qui permet aux entreprises multinationales d'investir dans ces pays en échange de quotas carbone et va encourager un nouveau colonialisme. Enfin, dans les coulisses des négociations, le président de la République Nicolas Sarkozy, à la tête des entreprises du nucléaire, utilise ces négociations climatiques pour vendre la technologie nucléaire française et la construction d'EPR. Le Parti de gauche dénonce cette utilisation, exige l'arrêt de la construction des centrales EPR en France et un référendum national sur la sortie progressive et raisonnée du nucléaire. Ce débat, dans le cadre de la planification écologique que nous souhaitons mettre en œuvre, devra permettre plus largement de débattre de la société de l'après-pétrole et de l'après-nucléaire que nous voulons, en conciliant sobriété, efficacité, énergies renouvelables, mais également nouveaux modes de vie et de consommation. Il mettra en évidence la nécessité de repenser les relations mondiales sur la base de la coopération et de sortir des règles actuelles de l'OMC et du « libre »-échange. Car on ne réglera pas la crise climatique sans sortir du système capitaliste qui l'a produite, et de son moteur productiviste qui s'est étendu sur l'ensemble de la planète. Dès lors, le Parti de gauche est engagé dans les mobilisations françaises et internationales en vue du sommet de Copenhague. Il est signataire de trois appels dont il relaiera les mobilisations : Urgence climatique, justice sociale Don't nuke the climate En prévision du sommet de l'OMC du 30 novembre au 2 décembre : Crises alimentaire, économique, sociale, climatique- Faillite globale du système ! Il est temps de changer de cap ! Il a également pris position contre la taxe carbone proposée par la commission Rocard. Elodie VAXELAIRE Secrétaire nationale à la Planification écologique
Par PG21 - Publié dans : Destruction éco-système
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 11:07

Ce projet de taxe carbone a été tellement mal amené, pour être ensuite tellement mal ficelé, finalement, aujourd'hui même par N Sarkozy, qu'on finirait presque par croire que le gouvernement souhaitait torpiller son propre projet depuis le début !

Car enfin, comment imaginer une seule seconde rendre populaire une taxe sur les ménages, quand dans le même temps les gros pollueurs se voient distribuer des quotas de CO2 gratuits ?

Comment penser influer sur les comportements individuels quand on pénalise les dépenses contraintes - chauffage, transports - sur lesquelles les particuliers n'ont bien souvent pas le choix de faire autrement ?

Comment faire passer pour écologique une mesure qui laisse de côté le nucléaire et exonère le transport routier ?!

Comment justifier le transfert de taxes des entreprises vers les particuliers, déjà éreintés par la récession et le chômage ?

Avec ce type de mesures, on va faire croire aux citoyens qu'écologie rime avec passage à la caisse et baisse de la qualité de vie !

C'est pourtant tout le contraire !

EDF, GDF et TOTAL engrangent chaque année des profits faramineux sur le dos des consommateurs sans qu'aucune contrepartie ne leur soit demandée pour respecter les engagements climatiques de la France ! Il est grand temps de les faire revenir dans le giron public, et d'affecter leurs profits à la réhabilitation du parc de logement et au développement des énergies renouvelables.

Il est grand temps de supprimer les exonérations de TIPP dans le transport routier et l'aérien, pour les affecter au développement du rail. De redonner des objectifs de service public à la SNCF pour qu'elle arrête de pratiquer des tarifs prohibitifs pour les particuliers et qu'elle permette à tous de prendre le train.

Grand temps, enfin, de mettre en place une tarification progressive de l'énergie qui permette à tous d'accéder au minimum fondamental et d'inciter à la sobriété en renchérissant le mésusage.

Non. Écologie ne rime pas avec plus de taxe pour les pauvres.

Écologie rime avec intérêt général, service public et solidarité.

Elodie Vaxelaire, SN à la planification écologique

Corinne Morel Darleux, SN au combat écologique

Par PG21 - Publié dans : Planification écologique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 11:03
Par PG21 - Publié dans : Agriculture Bio
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus